La fête du Corps

١٥حزيران٢٠١٧
طباعةأرسل إلى صديق
الكاتب: Antoine K. Douaihy cm
La fête du Corps

On accuse parfois l’Eglise de mépriser le corps humain. Il est vrai qu’à lire certains auteurs et même certains Pères de l’Eglise, on donnerait raison à ces accusations. Cependant, seule l’Eglise respecte et honore le corps humain et va jusqu’à l’adorer. C’est parce que Dieu s’est fait homme, en la personne de Jésus de Nazareth et parce qu’il a rassemblé tous les hommes, depuis le commencement de la création, en son propre Corps. Nous célébrons donc aujourd’hui la fête du Corps que nous sommes tous. S. Paul avait déjà reçu cette vérité qu’il nous transmet dans sa lettre d’aujourd’hui et que nous avons à transmettre, à travers les siècles jusqu’à la deuxième venue de Jésus.

En effet, c’est notre corps qui, avec ses cinq sens, nous donne le moyen de tisser des relations avec Dieu et avec toutes les créatures, de nous connaître, de nous rencontrer les uns avec les autres en vérité et ainsi de nous aimer. Cependant, notre corps n’est pas un outil commode, toujours disponible à nous obéir au doigt et à l’œil. Il peut arriver que nos sens se rebellent et deviennent des instruments de fermeture, de pouvoir ou de rejet. Ainsi la parole peut être vivifiante ou meurtrière ; le toucher peut être caresse ou coup de poing ; l’ouïe peut être trahison ou soutien ; le regard peut être valorisant ou humiliant…

En nous nourrissant fréquemment du Corps et du Sang de Jésus, nos propres sens finiront, à cause de cette fréquentation, par se mettre au même diapason que les siens.


Powered by Web Agency
راية إعلانية
Close Panel

Login Form