Non pas des miracles mais des signes

٢٦تموز٢٠١٥
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الكاتب: Antoine K. Douaihy cm

Non pas des miracles mais des signes Si les gens courent derrière Jésus, c’est parce qu’ils l’ont vu opérer des guérisons. Ils en demandent encore. Leur foi est superficielle et archaïque : elle les bloque dans une admiration stérile qui met Dieu au service de l’homme.

Pour cela, S. Jean ne parle pas de miracles dans son évangile, mais plutôt de signes. Un signe est une réalité (chose, acte, parole ou écrit) qui indique à l’esprit une autre réalité, qui comporte une signification. Ainsi, la guérison du paralytique signifie que Jésus est Dieu parce qu’il pardonne les péchés ; le changement de l’eau en vin, à Cana, signifie que Jésus est venu opérer un changement de qualité dans l’homme et le monde ; la multiplication des pains signifie l’Eucharistie…

Dans l’évangile de la multiplication des pains d’aujourd’hui Jésus fait des gestes significatifs, annonceurs de l’institution de l’Eucharistie qu’il réalisera le Jeudi Saint : il prend (ce que l’homme lui donne) ; il rend grâce (il «eucharistie ») ; il donne lui-même le pain (il est le vrai donateur) ; les gens sont rassasiés (gratuitement) ; il en reste encore (abondance) ; les Apôtres rassemblent le reste (l’Eglise a pour fonction de rassembler)…

Dans l’Eucharistie, Jésus prend notre offrande, il la consacre en bénissant son Père, il la distribue aux communiants aussi nombreux soient-ils, leur faim de vérité, de liberté et de confiance est ainsi apaisée et l’Eglise conserve le surplus parce que Jésus veut demeurer avec nous jusqu’à la fin du monde.


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